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Toussaint 1987


Contrairement à notre Président, je n’étais pas à Berlin le 9 novembre 1989 avec un piolet.

Par un hasard d’un tonton militaire - occupé, avec beaucoup d’autres, à attendre que Rudolf Hess décède pour enfin pouvoir raser Spandau – j’avais donc pris le train de nuit pour Berlin.

La gare de Strasbourg un soir d’automne, ça vous posait tout de suite une ambiance ; dans l’imaginaire d’un adolescent en train d’étudier le XXè siècle au collège, le train de nuit s’avançant dans la brume pour vous emmener loin à l’Est avait déjà quelque chose de fantômatique, une plongée dans l’irréel digne des Voyageurs de l’Histoire (oui, j’étais jeune et il n’y avait que trois chaînes, ne jugez pas).

Arrivé à la frontière, ce sentiment d’extraordinaire allait s’accroissant.
En réalité, l’Allemand n’a rien d’une langue dure, gutturale.

Cependant, quand, dans la brume matinale, un VoPo sanglé dans son uniforme, portant casquette et manteau long, débarque dans votre compartiment pour demander, d’une voix fort dépourvue d’aménité, « Ausweis, bitte », avec le s’il vous plaît qui sonne comme un coup de trique, ce n’est pas le Roi des Aulnes qui vient en premier à l’esprit. Les contrôles -méticuleux- terminés, on occultait les fenêtres pour traverser l’Allemagne de l’Est – difficile alors de ne pas penser à Tintin au Pays des Soviets, et de s’interroger sur ceu qu’il ne faudrait pas voir.

Et puis c’est l’arrivée à la Bahnhof Zoo; c’est les années 80, ma grande soeur écoute Nina Hagen et se crêpe les cheveux. Berlin m’évoque alors plus Christiane F. que David Bowie (qui, incidemment, a écrit la monumentale et si berlinoise bande originale du film) ou le Bauhaus. De l’Allemagne, de Berlin, je ne connais alors que les clichés.

Il fait gris, il fait humide, le Mur, côté Ouest, est plus couvert de tags qu’un train de banlieue, la porte de Brandebourg est située en plein no man’s land, tout juste visible de l’Ouest grâce à une petite plate-forme (un mirador, de fait) permettant de surplomber les trois mètres de béton. La Potsdamer Platz est une zone sinistre, ouverte à tous les vents jusqu’au point où elle est coupée en deux par le Mur, le Mur, dont l’omniprésence n’est concurrencé que par la Gedächtniskirche, écho d’un autre totalitarisme pas si lointain. La ligne U2 du métro (c’était avant Achtung Baby et Zoo Station, enregistré par … U2 à Berlin), quand à elle, faisait une incursion souterraine à l’Est, traversant sans s’arrêter des stations fantômes, uniquement peuplées de VoPos portant Kalach.

Clou du séjour, nous avions même eu l’opportunité de faire une -brève- balade à l’Est, dont chaque moment reste ancré dans ma mémoire – et en même temps avec un sentiment d’irréalité.
L’opel Ascona noire, plaques armée française, de tonton.
Le passage à Checkpoint Charlie, avec toujours cette omniprésence de militaires, armés, antipathiques, contrôlant soigneusement nos Ausweis.

La vue de l’autre côté de la porte de Brandebourg, avec les VBL de l’Armée Rouge (plus probablement de l’armée Est-allemande, mais bon, on ne discute pas un souvenir) stationnés entre ses arches, et les rondes -au pas de l’oie, pour faire bonne mesure- des gardes surveillant la frontière, tournés non pas vers l’extérieur, comme tout bon militaire guettant l’arrivée des féroces soldats ennemis, mais vers l’intérieur, guettant le compatriote tentant de fuir cet univers litttéralement orwellien – pour une fois le mot n’est pas de trop.

La Karl-Marx Allee, vitrine du socialisme triomphant, qui n’est pas sans évoquer Sarcelles, mais qui masque mal les bâtiments vétustes, insalubres, cachés derrière ces riants HLM. La cantine pour le repas du midi, aux prix dérisoires (et encore, nous, occidentaux, payions sans doute plus cher), et ce repas partagé avec des gens tristes et des costumes ternes, mangeant en vitesse et sans se regarder un plat dont l’insipidité hante encore mes souvenirs – pour situer, des Knödel apparaitraient épicés par contraste.

L’Alexanderplatz enfin, coeur et fierté du régime, avec la Fernsehturm, la CongressHalle et ses vitres teintées, et son grand magasin Centrum, le plus grand magasin à l’Ouest du GOUM. C’est finalement en ce lieu, ou la RDA tenait à afficher sa puissance, à impressionner, que l’échec était le plus patent, en devenait presque risible tant il montrait l’autisme d’un système sclérosé, ayant de fait abandonné la compétition avec l’Occident depuis 25 ans pour n’être plus qu’une prison décatie à ciel ouvert.

Berlin-Ouest avait le KaDeWe, qui ne peut guère être comparé qu’à Bloomingdale ou Harrod’s – un lieu immense, opulent, ou l’on pouvait trouver littéralement tout – et même au-delà.
Berlin-Est avait le Centrum, un lieu immense aussi, désert, avec des kilomètres de rayonnages avec, ma foi, pas grand-chose à vendre (pour pas cher, certes) dessus. Trônant fièrement au premier étage, visibles dès la sortie de l’escalator de fiers postes de radio à galène, de rutilantes télévisions en formica au tube arrondi, du genre qu’on vendait déjà en brocante depuis bien longtemps chez nous, venaient « démontrer » la supériorité du système soviétique.

La Fernsehturm, elle, sans être particulièrement remarquable (les allemands, Ossies comme Wessies, ont une véritable passion pour ces bâtiments), avait quand même assez fière allure, avec sa boule d’aluminium façon Atomium Bruxellois et son restaurant panoramique qui tourne. A ceci près que, une fois de plus, même vu de 250 mètres d’altitude, revenait, omniprésent, Le Mur. Vue étonnante que cette bande de gazon, entièrement dégagé sur une bonne cinquantaine de mètres de large, parsemé de miradors et ceinturant à perte de vue Berlin-Ouest, d’autant plus morbide qu’il évoque irrésistiblement, avant qu’on ne comprenne, un équipement sportif, un stade…

Berlin, en 1987 était totalement, irrémédiablement allemand. Loin des clichés flonflons et bière, c’est en découvrant cette ville divisée, torturée, irrésistiblement attirante et pourtant si sinistre, que j’ai commencé à comprendre que l’Allemagne n’était pas qu’un pays de nageuses bioniques et de footballeurs à moustaches qui brisaient mes rêves platiniens, mais aussi, bien plus que la France, la patrie du romantisme. A percevoir, derrière la caricaturale « rigueur allemande », pourquoi cette nation avait produit autant de philosophes.

C’est à Berlin, en novembre 1987, que j’ai commencé à apprendre à aimer l’Allemagne. Et, puisqu’on est sur un blog poltiique, à privilégier l’approche sociale-démocrate (quoique je ne l’aurais pas dit ainsi à 13 ans) – les communistes avaient peut-être une esthétique et une architecture rigolote, mais je n’aurais pour rien au monde vécu dans le leur…

Pour ceux qui ont lu jusqu’au bout, on peut trouver un superbe billet de Dorham auquel j’ai quand même pas mal pensé en écrivant, et une superbe galerie de photos chez Jacques Poitou (à qui je dois la dernière image de ce billet, celle de l’AlexanderPlatz).

VGE est redevenu hype


Je sais pas vous, mais moi, ça m’a fait un choc. Le jour même de mes 35 ans, alors même que j’avais des rêves tourmentés sur ma vieillesse grandissante et mon entrée rapide dans l’âge blet, Nicolas Demorand m’a réveillé en me parlant de VGE. Qui avait tellement disparu de l’horizon médiatique depuis 25 ans -malgré les efforts méritoires des nonistes pour faire parler de lui en 2005- que je le pensais définitivement retraité, entre concours d’accordéon à Chamallières et radotages auprès de l’infiniment patiente Anne-Aymone.

Sous le double effet des réminiscences de voix chuintante et autosatisfaite et d’un anniversaire mal vécu, j’ai pris en pleine tête un violent retour de nostalgie 70’s.
Oui, en ce matin brumeux, j’en venais presque à regretter la France de VGE.

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Sans commentaires


Brice Hortefeux rencontre le jeune Amine aux Universités d’été de l’UMP :

« Il mange du cochon et il boit de la bière »
« Il ne correspond pas du tout au prototype… Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes.»

Hortefeux, démission !

Media spin et mandat unique


Les cycles médiatiques, ça a quelque chose de fascinant. J’aime bien les journalistes (si, si, vraiment) mais leur grégarisme, parfois, me laisse pantois. Confiants dans l’instinct de poisson rouge de leurs lecteurs, ils n’hésitent d’ailleurs pas, en l’espace de quelques heures, à changer complètement leurs analyses, en oubliant volontiers ce qu’ils affirmaient hier encore.

Ainsi, Martine-la-ringarde et le PS éternellement moribond sont-ils, aujourd’hui, un parti à l’offensive porté par une première secrétaire qui a repris la main, à tel point que les socialistes sont de retour.

Où comment, par un (courageux, certes) silence estival suivi d’une annonce un peu inattendue, on peut changer brutalement la perception médiatique d’un parti.

Pour autant, si Martine-qui-ne-sait-pas-communiquer a brillamment réussi ce coup médiatique, cela s’est, aussi, fait en impulsant (certains diront « enfin ») une rénovation du parti et de ses pratiques, très attendue par les militants mais qui ne devra pas se résumer à un effet d’annonce et une consultation qui ne serait pas suivie d’actes.

En osant soulever le lièvre du cumul des mandats, Martine m’a fait plaisir, a fait plaisir aux militants, mais elle ouvre un chantier risqué. Dès la sortie, les camarades élus (y compris dans sa motion) commençaient à s’inquiéter des dangers d’une telle réforme. « C’est impossible sans statut de l’élu », « si on a pas des élus expérimentés ce sont les fonctionnaires qui décideront », « des inconnus face à des cumulards de droite, on va perdre les élections », j’en passe et des meilleurs. Même si cela ne concerne, pour le moment, que les parlementaires -donc finalement pas tant d’élus que cela-, être député-maire c’est un peu le rêve américain de tout conseiller municipal d’opposition…

L’enjeu des réformes que Martine propose n’est donc pas tant dans le vote du 1er, où le score pourrait être digne de Enver Hoxha, mais dans sa capacité à s’appuyer sur cette légitimité militante pour contraindre les barons (pourtant toujours prompts à renvendiquer le modernisme) à la mettre en oeuvre rapidement.L’opinion du Moderne député-maire d’Evry ou du rénovateur sénateur-maire de Lyon constitueront de bons premiers marqueurs sur ce plan…

Festival de la Rochelle : le off


Le vendredi soir, a la Rochelle, c’est l’heure des AG de sensibilités. Ce qui est, j’en conviens, un peu cruel pour les derniers ateliers de la journée, qui se déroulent bien souvent dans une ambiance plus confidentielle.

Dommmage notamment pour l’atelier anime par Valerio Motta – mais les Left Blogueurs en feront sans doute un compte-rendu.

L’AG de Motion commence, avec explications de texte a l’appui – et précisions sur le CN du 12 et les éléments du questionnaire soumis au vote militant le premier Octobre

Démodée, la Rochelle ?


A la sortie de l’atelier – il faut bien avouer que Rozès, à force d’osciller entre analyses brillantes de politologue et analyses caricaturales de sondeur, a fini par m’agacer, je repensais à cette récrimination perpétuelle sur le PS qui va mal, et des militants qui boudent la Rochelle.

Alors, en photos, y a t’il du monde à la Rochelle ?

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Dehors, cela va sans dire. Il fait beau, on peut papoter au soleil, regarder les éléphants se faire interviewer par les journalistes -à propos des primaires et du Modem, je suppose-, fumer et dire du mal, donc, forcément, du monde dehors… Mais ça =veut peut-être, ça veut sans doute dire qu’il n’y a personne dedans ?

tn__dsc3250Dans l’espace presse, il y a aussi du monde (et du coup, les blogueurs, et m$ême certains journalistes, travaillent les fesses par terre).

La conclusion logique, c’est donc, cela va sans dire, que les ateliers, eux, sont déserts. Je veux dire, écouter Maryse Dumas débattre de l’avenir du syndicalisme  avec Claude Bartolone, ça fait quand même moyen rêver, non ?

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Peine perdue… Là aussi, ça déborde…

Pour un rendez-vous ringard et dépassé d’un parti qui n’intéresse plus personne,c’est finalement pas si mal …

Premiere annonce


Pendant que les « jeunes lions » passaient leur été a appeler a la « rénovation », a base parfois de tout et n’importe quoi, Martine Aubry se contentait de faire savoir que la direction du PS travaillait.

Aujourd’hui et, de façon inhabituelle, en ouverture de cette université d’été, Martine a annonce un calendrier – avec des échéances rapprochées.

Ce qui, si ce parti fonctionne normalement, devrait calmer les agites (j’en doute, hélas…)

Fidèle, finalement, a une certaine tradition jospiniste de la communication, elle fait ce qu’elle a dit, et ne fait pas la cigale médiatique entre-temps.

Pendant que les journalistes s’agitent sur ce point, dans les ateliers, on bosse – par exemple en ecoutant Stephane Rozes et Catherine Trautmann analyser, dans la plus pure tradition « bilan et perspectives »

La Rochelle 2009


Comme tous les ans, je serais à la Rochelle, pour l’Université d’Eté du Parti Socialiste.

Comme tous les ans, pendant que les journalistes passeront des heures à mesurer l’audience médiatique de x et de y, guetter les petites phrases et parler de primaires, les militants -et même les têtes d’affiches- réfléchiront.

La Rochelle, c’est aussi l’occasion de retrouver des amis, de discuter d’autre chose que du Modem, et même cette année d’aller au cinéma comme un acte militant.
Bref, des moments de convivialité dignes d’une république des blogs au Kremlin-Bicêtre (que je vais  hélas manquer).

Nouveauté cette année, j’y vais en tant que blogueur accrédité, en compagnie d’un bon nombre de petits camarades. Visiblement, certains, plus organisés, ont déjà un peu prévu la manière dont ils vous feront vivre la Rochelle, j’ai quand à moi confiance en ma capacité d’improvisation :)

Le marronnier du Modem


C’est reparti pour un tour. Le Modem a beau être un parti qui ne m’intéresse guère, je ne peux, malheureusement, jamais y échapper, des camarades ne se lassant pas d’inviter, d’exhorter, voire d’exiger que le PS s’allie avec lui. Ce qui est un peu regrettable, étant donné que l’un des rares points à avoir dégagé une majorité claire au congrès de Reims était l’affirmation que le Modem c’était des méchants.

Cette semaine, c’est le tour de Gégé et de Vincent Peillon -ce qui montre aux sceptiques, soit dit en passant, que la motion signée par Ségolène Royal a bien une colonne vertébrale idéologique et une unité- de relancer la machine.
Les arguments sont toujours les mêmes, la « modernité » (qui, en politique, est à peu près toujours le signe qu’on avance une mauvaise idée, en tout cas pour de mauvaises raisons) et la Sacro-Sainte Alliance contre Sarkozy.

Après d‘autres, qui rappellent notamment combien il est dangereux de faire rentrer un loup dans une bergerie, à mon tour, une fois de plus hélas, de rappeler pourquoi cette alliance est, au mieux, une fausse bonne idée.

Gardarem lou Modem independant

Ben oui, tiens, plutôt que de sauter comme des cabris en criant « Modem » et « Modernité », si on se penchait un peu avec bienveillance sur ce qu’est le Modem, en respectant son identité ?

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Pourquoi la droite ?


Romain m’a tagué avec une chaîne me demandant d’expliquer pourquoi je suis de droite :

Amis blogueurs de gauche, mettez vous à la place d’un électeur de droite et répondez donc à deux questions :

En ces temps de crise généralisée des valeurs et du “système“, quels sont vos points d’ancrage idéologiques à droite ?

Une erreur classique des gens de gauche est de croire que la droite sont les méchants égoïstes libéraux, tandis que la gauche serait le camp des gentils généreux.

C’est idiot, cela va sans dire ; ce n’est pas parce que je suis de droite que je me soucie moi de mon prochain que quelqu’un de gauche. Au contraire, c’est bien parce que je me soucie des gens et de leur bien-être, au lieu de rêver du monde des gens heureux, que je suis de droite.

Être de droite c’est, avant tout, être conscient du monde réel, de notre société et de ses contraintes. Les gens de gauche aiment à parler de la société où ils aimeraient vivre, généreuse et égalitaire (et qui ne partage cet objectif), et se lamenter sur l’injustice du monde. Par contre, quand il s’agit de se retrousser les manches et de le changer, ils s’ancrent dans un conservatisme obtus, sans jamais se soucier des situations concrètes des gens (faute souvent de les connaître)

Je ne crois pas qu’on puisse faire reculer la pauvreté sans travailler à créer plus de richesses, je ne crois pas qu’on fasse baisser le chômage en empêchant les entreprises de travailler.

La valeur fondamentale, fondatrice de la droite, c’est le sérieux. Rêver et débattre du monde meilleur à venir est un luxe que je laisse à la gauche, pendant ce temps nous, à droite, travaillons avec sérieux à le construire.

Que soutenez-vous plus que tout dans l’action du président Sarkozy ?

Le bilan du président Sarkozy est, il faut bien l’admettre, contrasté. Il cède volontiers à la démagogie, à un goût pour l’esbrouffe, et, trop souvent, entre l’annonce des réformes et leur mise en oeuvre, il cède volontiers à un penchant chiraquien pour le radical-socialisme.

Je le soutiens sans réserves lorsqu’il s’attelle à remettre la France, les français au travail. Que l’on s’offre le luxe, alors même que la précarité et le chômage explosent, d’interdire aux gens de s’en sortir en les empêchant de travailler au nom de grandes idées sur « le bonheur » est d’un masochisme sans nom.
Je regrette, sur ces questions, qu’il ait trop souvent cédé du terrain et atténué ces réformes nécessaires par peur des corporatismes syndicaux.

Je refile le bébé de cette chaîne à Pierre, Maxime et Karim.